La destruction programmée de la filière STI

Publié le par BD FOLC 56

Réforme STI2D: liquidation programmée de la filière

Aucune garantie pour les personnels

Il faut stopper la machine infernale!

 

Les rectorats, dans le cadre des orientation fixées par le ministère préparent la mise en place de la reforme STI2D en classe de première à la rentrée 2011.

Dans les  établissements, les chefs de travaux et inspections  réunissent les enseignants de STI pour présenter la réforme. Dans la continuité, les entretiens de « positionnement » des enseignants ont donc commencé.

 

Les enseignants doivent se positionner sur une réforme, des enseignements alors que les programmes ne sont pas  arrêtés. L'argument du ministtre pour justifier la  réforme est  la relance du recrutement dans ces séries . Aujourd'hui il faut le constater, les projets de programmes, comme les nouvelles spécialités vont à  l’inverse et  ne peuvent que mener à une disparition rapide.

Ainsi, dans le tronc commun correspondant aux enseignements transversaux, un tiers est consacré au développement  durable sans référence concrète, scientifique. L’enseignement des spécialités  disparaît en grande partie : génie électrique, physique appliquée, génie civil…. Il ne reste qu’un ensemble ne correspond bien souvent à rien, globalement déconnecté des spécialités actuelles, qui devra être enseigner par les professeurs de STI.

Le travail en atelier disparaît  pour des activités de laboratoire,  en grande partie de la simulation numérique. Il s’agit donc de réduire les postes par la suppression des groupes d’atelier, et donc de supprimer les équipements existants. La mise en place des sections prévoit une possible implantation dans des lycées sans STI.

Les parcours et les qualifications deviennent illisibles: quels sont les élèves qui vont s'engager dans de telles études?

 

Les enseignants doivent se former en plus des heures de cours, aucune garantie n’est donnée aux enseignants sur  le devenir  de leur  poste et spécialité.

Si les sections  STI devaient disparaître, c’est aussi la fin programmée des BTS industriels  sous statut scolaire, qui recrutent  en grande majorité dans ces sections. Les propositions du rapport Sarrazin  de 2010 sur les BTS,  qui  prépare la  réforme pour 2012,  sont sans ambiguïté : régionalisation, disparition de la  formation initiale, alternance et apprentissage.

 

Les collègues sont inquiets: la réforme ne leur offre aucune perspective d’avenir. Des milliers de postes risquent d’être supprimés. Que vont-ils devenir ? Devoir se reconvertir à d’autres disciplines ? Sortir de l’Education nationale ?

Ce qu'a engagé le ministère sans le dire c’est la mobilité forcée pour des milliers de collègues, dans et hors l'Education Nationale, comme le prévoit la loi de 2009 du même nom.

 

Les collègues rejettent ces mesures: c’est que ce que traduisent les prises de position adoptées dans les établissements par les enseignants  avec leurs syndicats.

FO a proposé aux organisations syndicales qui avaient adopté le communiqué commun pour l'abandon du projet, à l’issue du CSE d’avril,  de se réunir en intersyndicale nationale sur deux points :

 

-L’application de la réforme en 2011 doit être abandonnée

- Le ministère doit répondre clairement aux collègues qui veulent des garanties quant à  leur avenir professionnel : mutation, affectation, formation.

Publié dans bagarres du moment

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