Menace sur le statut de 1950! Communiqué

Publié le par BD FOLC 56

  

 

 

 

 

 

Syndicat National FORCE OUVRIERE des Lycées et Collèges

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tel 01 56 93 22 44, snfolc.national@fo-fnecfp.fr

Communiqué du 27 septembre 2011

Actualité et légitimité des décrets de 50

 

Le SNFOLC se félicite de ce que les enseignants du lycée Mousseron de Denain aient imposé le

respect de la définition statutaire de nos obligations de service par les décrets de 1950.

La grève qui a ainsi éclaté dans deux établissements du Nord, illustre les tensions résultant de la mise

en oeuvre de la RGPP (suppressions de postes) d’une part et des contre-réformes, notamment celle du

lycée (en 1

re cette année après la 2nde l’an passé), d’autre part.

Le SNFOLC, qui n’a jamais cessé d’exiger le maintien des décrets du 25 mai 1950, a alerté le ministre

sur la dégradation inacceptable qui découle de l’ensemble de ces mesures.

Il avait pris bonne note du fait que le ministre s’était engagé à ne pas toucher au statut des personnels

enseignants avant les élections présidentielles. Force est de constater que de multiples atteintes à ce

dernier sont en cours.

 

Le SNFOLC proteste contre ce qui n’est rien d’autre qu’un coup de force rampant, d’ores et déjà à

l’oeuvre, contre les décrets de 50: mutualisation des moyens dans l’interdisciplinaire et les « groupes

de niveau », annualisation et semestrialisation, non respect de l’attribution aux disciplines de horaires

prévus officiellement selon les niveaux et bricolage généralisé, restrictions dans l’attribution de l’heure

de première chaire aboutissant à augmenter la durée du travail ou à baisser le traitement.

 

La circulaire du 18 avril dernier du recteur de Lille annonce ainsi froidement

 

« que l’unité de la classe

fait place à la multiplication : des groupes… qui ne sont ni des groupes classes, ni les demi groupes

traditionnels d’élèves de la même classe, … la notion de division n’ayant plus désormais le même

caractère normatif »,

manière de signer une désorganisation, insidieuse mais réelle, de nos

établissements et aussi d’alourdir les services des enseignants en décomptant des effectifs faibles et en

leur imposant une heure de travail supplémentaire non rémunérée. A Paris, une circulaire rectorale

prévoit que les titulaires remplaçants devraient 35 heures de présence entre deux remplacements.

Les enseignants des lycées et collèges de la République ont des obligations de service définies par les

décrets de 50 en maxima hebdomadaires d’heures de cours dans les disciplines de recrutement, non

dissociables de leur statut de fonctionnaire d’Etat. Toucher à ces décrets, c’est toucher au coeur même

de leur mission, c’est s’engouffrer dans la dislocation du caractère national des programmes et des

diplômes et dans la dénaturation des enseignements disciplinaires qui ne peuvent être dispensés que

par des enseignants spécialistes. C’est aussi substituer la contractualisation des personnels au

recrutement par la voie des concours nationaux, c’est de surcroît remettre en cause la liberté

pédagogique. Derrière les discours sur la nécessité d’une

 

« personnalisation

» et le choix du coup de

force permanent baptisé

« expérimentation

», c’est une atteinte décisive qui est portée à

l’enseignement sous sa forme républicaine, garante de l’égalité de traitement et de sa qualité.

Le SNFOLC, qui s’adresse immédiatement au ministre, invite ses sections et les personnels à refuser

toute remise en cause des garanties contenues dans les décrets de mai 50 et affirme sa totale

détermination à tout mettre en oeuvre pour les faire respecter. Il appelle plus que jamais les personnels

à voter Force Ouvrière.

Montreuil, le 27 septembre 2011

Publié dans bagarres du moment

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